"Explorez votre monde intérieur avec les Cartes de la Nuit"

JEU POUR COMMUNIQUER AVEC SOI ET LES AUTRES
Objectifs : proposer quelques hypothèses de compréhension, loin d'être exhaustives, pour des images susceptibles d'apparaître dans nos rêves, visualisations, ou rêves éveillés, et qui retiennent de façon singulière notre attention, le plus souvent en période de crises et de remise en question (ce n'est pas un jeu divinatoire).
Cliquer la carte de jeu de votre choix :
planche 3 (18 cartes, 1 carte QUI SUIS-JE, 7 cartes MAITRISE et 15 cartes COMPORTEMENTS).
La carte apparaîtra en grand, porter attention à ce qu'elle vous dit. Puis lire le texte qui suit et propose des pistes de réflexion.
Mode d'utilisation
Les premières images se rencontrent dans les rêves ou les visualisations, les images de montures et cavaliers représentent des états psychologiques et des traits de caractères. Elles sont utiles pour comprendre les relations que nous entretenons avec nous-mêmes et les autres. Vous trouverez d'autres modes d'utilisation possibles (voir plus bas) et, dans la dernière page, les :
> Domaines où les crises de la vie se manifestent
> Impacts des crises de la vie en fonction du caractère
> Protagonistes de la crise
> Racines des crises
> Réactions courantes face aux crises
Retrouver l'énergie de se battre pour reprendre le fil de leur vie, leur demandait beaucoup d'imagination et d'intuition, ainsi que l'aptitude à rétablir des points de repères et d'utiliser le balisage et le contrôle du raisonnement logique.
Dans bien des cas, il leur fallait lutter contre d'obscurs blocages et à ce moment-là, l'utilisation du dessin, des couleurs, de visualisation, de travail sur les contes, permettait souvent de donner une forme à ce contre quoi elles se cognaient.
On ne transmet bien que ce que l'on a vécu et la chance a voulu que Thérèse Bouhours ait aussi à retrouver et renouer les fils de sa vie, ce qui lui a permit de nourrir sa pratique.
Ce jeu est un hommage amical à tous ces compagnons et compagnes de détresse, il est le fruit de ces expériences vécues.
Il est aussi messager de tous les espoirs et les réussites que chacun de nous a enfouis au coeur de lui/elle même.
Ce jeu a fait l'objet d'un dépôt légal, vous ne pouvez pas le reproduire et l'utiliser à des fins commerciales sans l'autorisation écrite de l'auteur.
Autres modes d'utilisation possibles
Eclaircir une situation
1. Se retirer au calme et méditer sur une situation qui vous préoccupe.
Choisir une image dans les 2 planches, une pour décrire "mes énergies,
telles que je les perçois", puis une autre pour décrire "la situation
telle que je la perçois".
Enfin, cliquer au hasard sur une monture (24 dernières images), afin de
recevoir "le conseil" qui émane de cette carte de cavalier à propos
de cette situation. Par exemple le dynamique conseillera d'agir vite, alors que
le calme, nous conseille de réfléchir.
2. Devant une situation sans issue à vos yeux :
Dessiner avec soin une porte en y mettant tous les détails qui vous
paraissent judicieux.
Puis cliquer au hasard sur une autre carte de montures pour vous conduire
au-delà de la porte que vous venez de dessiner.
3. Pour mieux comprendre une situation :
Choisir dans le jeu complet 3 cartes pour dire comment je me sens dans
telle situation.
4. Pour se situer :
Choisir 3 cartes dans le jeu pour me décrire ici et maintenant.
5. Pour s'aider à définir un objectif :
Choisir 3 cartes dans le jeu pour dire ce que je veux essentiellement
atteindre.
6. Pouvoir/vouloir :
Choisir 4 cartes pour dire :
- ce que je veux,
- ce que je ne veux pas,
- ce que je peux,
- ce que je ne peux pas.Regarder les cartes, et se laisser choisir par l'une d'elle.
Ecrire (ou dire si l'on veut partager) ce que nous dit cette carte.1°) Décrire ce qu'on voit, ce qu'on remarque, de façon exacte. Par exemple
: la porte des prisons est-elle fermée ? Peut-on dire de façon indiscutable, si
le personnage entre ou sort ? Repérer les ambiguïtés, ce sur quoi on ne peut se
prononcer. Certains s'intéresseront à la construction du dessin, d'autres aux
couleurs...2°) Ensuite, noter ce que l'on ressent, les émotions suscitées par la vue
de la carte: "c'est laid, j'ai peur, j'adore... " Ecrire, à la
première personne, ces émotions qui sont les nôtres, et pas forcément celles
des autres.3°) Laisser libre cours aux idées qui se présentent, à ce qu'on imagine,
aux pensées et jugements à propos de cette carte..., cela peut nous emmener
loin d'elle..., noter.La principale difficulté rencontrée consiste habituellement à confondre les
émotions et les pensées :
"j"ai peur", lorsque je regarde ce dessin, est un ressenti,
un vécu, une émotion.
"Cette carte est une carte de peur" est un jugement, une
évaluation, une idée, une pensée.
La récompense :Si nous nous entraînons à faire cette démarche pour les cartes, nous
prendrons une nouvelle attitude dans la vie, face aux situations désagréables
ou stressantes. Elle nous apprend à prendre du recul.Les FAITS peuvent être VRAIS : la femme de la prison a des bandelettes
autour d'elle.
Ils peuvent être FAUX : la femme de la prison a des bandelettes autour des
jambes.
Ils peuvent être INDECIDABLES : la femme de la prison entre dans la prison,
sort de la prison, objectivement, rien ne nous permet de choisir une de ces
options.Les RESSENTIS, EMOTIONS sont totalement subjectifs, personnels et
acceptables comme tels, j'ai donc le droit de dire "Pour moi, la femme de
la prison en sort"... Même si je viens d'écrire dans le paragraphe
précédent que je ne peux en décider.Les PENSEES sont alimentées par notre cerveau logique, notre culture, notre
imagination, nos centres d'intérêts, nos valeurs, "ce dessin de la porte
de la prison est nul, la perspective n'est pas respectée..." est un
jugement, "j'ai déjà vu une image de ce type" est une référence
culturelle, "cette femme n'a qu'à se secouer et les bandelettes
tomberont" est une proposition de notre imagination créatrice.Jouer à plusieurs : choisir une image. Chacun rédige les faits, ressentis, pensées, à sa façon et partage.
Pour cela écouter respectueusement chacun, en essayant de comprendre ce
qu'il voit, ressent, pense, sans porter d'évaluation (bien/mal), ni jouer au
"psy".
Reformuler pour bien s'assurer qu'on a bien compris. Cela réserve parfois
des surprises, on croit avoir redit la même chose et la personne n'est pas de
cet avis : ne pas discuter et la laisser se re-expliquer.Ceci est un jeu d'ouverture et de compréhension mutuelle.
Dessiner :"Aïe, Aïe, Aïe ! Je ne sais pas dessiner"!Il y a au moins trois sortes de dessinateurs :
- ceux qui maîtrisent parfaitement les techniques, font des dessins
esthétiques et pourront parfaitement améliorer les images proposées.-Ceux pour qui dessiner est une façon de s'exprimer, ils prennent crayons
ou pinceaux, comme d'autres ouvrent la bouche et peuvent "dire" des
choses profondes ou superficielles : nous pouvons tous être ce type de
dessinateurs en nous fiant à notre intuition, à notre imagination, en nous
inspirant et en faisant confiance à la façon dont nous voyons les choses, comme
étant personnelle, subjective et donc enrichissante pour autrui. Les images
proposées seront pour ceux-là un tremplin pour exprimer leur propre vue des
choses.Et puis il y a les génies qui maîtrisent la technique et sont nés avec un
crayon d'or dans la main, mais même ceux-là ont travaillé jour après jour pour
atteindre leurs objectifs et certains parmi les meilleurs ont d'abord été
d'obscurs besogneux sur lesquels personne n'aurait parié un sou. Qui sait si ce
n'est pas votre cas ?Maintenant, vous ne doutez plus que vous êtes capables de créer vos propres
images.Pour vous y aider, voici diverses propositions :- Prendre une image et la redessiner à votre façon (de nombreux peintres
ont ainsi repris des tableaux de leurs collègues : Braque et Picasso en ont
fait un jeu).- Choisir un motif qui vous interpelle et dessiner autour un environnement
qui vous convient plus que celui de l'image dans laquelle il se trouve (on peut
s'aider en découpant une "fenêtre", régulière ou non).- Copier plusieurs éléments et constituer votre propre dessin.- Prendre une image, éliminer des éléments, les remplacer par d'autres,
plus parlant pour vous.- Dessiner en noir et blanc.- Faire un tableau avec des couleurs fortement opposées : noir/jaune,
bleu/jaune, rouge/vert, rouge/bleu...
Écrire :- les difficultés techniques rencontrées pour réaliser votre oeuvre, les impossibilités, les changements de points de vue...- les émotions qui surgissent à l'occasion de ce travail : ont-elles quelques choses à voir avec celles rencontrées dans votre vie quotidienne ?- les pensées, les synthèses, les conclusions qui vous viennent.
Imaginer :- Fermer les yeux et imaginer que nous avons une grande toile derrière
notre front. Cela ne nécessite aucun matériel, il faut juste se relaxer dans un
lieu calme et confortable.
Laisser venir des images sur cette toile...
Ou faire venir volontairement des images. On peut jouer avec le cadre,
horizontal, vertical, circulaire, pentagonal... : que constatez-vous?
Vous pouvez aussi augmenter l'intensité, apporter du flou, faire un zoom,
regarder derrière... etc. Il se passe souvent des choses intéressantes : des
choses impossibles deviennent possibles, ou l'inverse...- Choisir une image et la regarder attentivement.
Puis fermer les yeux et imaginez que vous frappez à une porte derrière
laquelle vous savez que se trouve cette image.
Laissez alors l'image se présenter à vos yeux. Est-ce tout à fait la même?
Ou une autre?
Si vous le souhaitez, entrez dans cette image et allez vous y promener,
laissez apparaître tout ce qui veut apparaître.
Si vous le souhaitez, faites vous accompagner mentalement par un être
protecteur (ange gardien, chien, vieux sage, père ou mère, shaman ou saint...)Après votre promenade, notez ce que vous avez vu : les changements, les
couleurs, les sentiments et émotions, les pensées.Peut-être avez-vous envie de dessiner ? Commentez votre dessin si vous le
souhaitez.
Écrire un conte : choisir quelques images (7 au maximum) et commencez un conte : "il
était une fois... "
Vous pouvez l'écrire ou l'enregistrer, l'illustrer.Quelques questions à son propos :
Qui est le héros (l'héroïne), quels sont ses pouvoirs, que veut-il (elle),
que ne veut-il (elle) pas, de quoi est-il (elle) capable, de quoi est-il (elle)
incapable ?
Quand et comment se sent-il (elle) en sécurité ? En insécurité ?
Quels sont ses atouts ? Ses amis ?
Qu'est-ce qui s'oppose à ses objectifs ? Quels types d'obstacles ? Vient-il
(elle) au bout de ses épreuves, comment ?Y a-t-il des points communs avec ce que vous vivez dans votre vie courante
?
Créer une image positive : pour remédier à un état de tristesse, choisir une image que vous ressentez
comme positive pour vous et contemplez-là.
Dès qu'une pensée négative se présente à votre esprit, dites fermement
"non, dehors! Vous n'êtes pas la seule réalité" et reprenez votre
contemplation, sans vous laisser entraîner par elle.
Installez-vous confortablement et imaginez que vous devenez cette image
positive, que cette image devient un monde vivant dont vous faites partie.
Ressentez profondément le bien-être général qui en découle, les sensations
: vue, odorat, toucher, son, goût.Toutes les images personnelles de bonheur, de bien-être, sont encore
préférables parce qu'elles viennent de votre moi intérieur. Les dessiner pour
les contempler. Dans les moments éprouvants, il est parfois difficile de ne pas être
submergé par la souffrance qui est une réalité physique et émotionnelle.
Cependant, faire l'effort de garder à l'esprit qu'il existe une autre réalité
saine et heureuse en nous, qui n'attend qu'une occasion pour se manifester, est
vital. Notre cerveau, inondé par des substances chimiques (quel que soit
l'objectivité de ce qui est à l'origine de notre souffrance) n'est plus à même
de percevoir cet aspect de santé et de vitalité, et d'y accéder quelle que soit
notre bonne volonté. Aussi maintenir la certitude que la souffrance s'éliminera
(ce qui ne veut pas dire l'oubli) et que l'équilibre reprendra le dessus, est
vital. Face à une épreuve identique, chacun réagit avec sa sensibilité et suivant
son état de santé du moment.
Certains tourneront la page d'un chagrin d'amour en quelques heures et
d'autres mettront des années mais, en chacun, la santé attend patiemment son
tour pour reprendre sa place. Il y a une prudence à avoir : parler de sa souffrance est utile, mais il
est également utile de veiller à ne pas réenregistrer en permanence le
traumatisme vécu dans le cerveau, car la mémoire est faite de répétitions.
C'est une démarche d'équilibriste sur son fil, pour satisfaire à la fois notre
besoin de comprendre et de nous décharger et ne pas enraciner le traumatisme en
le rabâchant jour après jour. Les exercices proposés ont tous faits leurs preuves cependant l'auteur ne
peut être tenue pour responsable d'éventuels dommages provoqués par une erreur
d'interprétation non respectueuse d'autrui, une utilisation frivole ou erronée
des exercices. En cas de graves difficultés, ce jeu ne peut en aucun cas se substituer à
l'intervention et l'accompagnement d'un professionnel compétent.
Pour approfondir : voir rubrique TOURNANTS, CRISES.
